Étiquette : port

LE PLAN DE CONTINUITÉ D’ACTIVITÉS DANS LE SECTEUR MARITIME

Resilience planPlans de continuité des activités

Introduction

Cet article n’est pas un guide pédagogique ni à une méthode scientifique pour réaliser des Plans de continuité d’activités (PCA). Son objectif est plutôt de mettre en évidence des éléments spécifiques au secteur maritime pour l’élaboration d’un PCA.

Le lecteur qui désire obtenir plus d’information sur le sujet peut se référer à plusieurs excellents documents, dont notamment l’un intitulé « Guide pour Réaliser un Plan de Continuité (2013) », réalisé par le Secrétariat Général de la Défense et de la Sécurité Nationale (SGDSN)[1] du Gouvernement de France.

L’article se divise en deux parties. La première section apporte une définition d’un PCA. La deuxième porte sur le secteur maritime comme tel.

 Partie 1

1.1 Qu’est-ce qu’un Plan de continuité d’activités

Un plan de continuité d’activités vise à assurer la reprise et la continuité des activités d’une organisation suite à événement perturbant son fonctionnement normal. Il doit permettre à une organisation de répondre à des obligations d’ordre législatives, réglementaires ou contractuelles ainsi qu’à des impératifs d’ordre économique (risques de perte de marché, survie de l’entreprise, image, etc.) en cas de survenue d’un événement particulier. La gestion de la continuité d’activité prévoit notamment l’identification des menaces potentielles pour une organisation ainsi que l’application d’un cadre pour assurer la résilience de l’organisation.

Ce type de plan est devenu au cours du temps une norme industrielle plutôt qu’une exception en raison des problèmes de sûreté (actes criminels ou actes terroristes) et aussi en raison des problèmes de sécurité d’infrastructures, de l’augmentation du transport de produits dangereux, de risques d’accidents ou d’événements destructeurs sur l’environnement et la santé des citoyens. [2] Presque toutes les entreprises de grande ou de moyenne taille ont actuellement un plan, plus ou moins élaboré, visant à répondre à une situation de force majeure. Beaucoup d’entre elles devraient faire face … Lire la suite

NOVEMBRE 2016 LE TRANSPORT PAR BARGE COMME ALTERNATIVE AU TRANSPORT INTERMODAL

UTILISATION DU TRANSPORT PAR BARGE

Les systèmes de transport par barge sont utilisés depuis longtemps comme alternative au transport terrestre. En plus d’être un moyen de transport concurrentiel au train et aux camions, ils permettent de diminuer considérablement l’empreinte environnementale du transport des marchandises.

On y compte deux grands segments de marché, soit la longue distance et la courte distance.

Le transport longue distance tire avantage des grands cours d’eau, comme le Mississipi, le Rhin, le Danube et le Saint-Laurent en acheminant la marchandise d’un bout à l’autre des continents.

Ce système est concurrentiel par rapport transport par train et par camion, mais sa performance dépend grandement de la qualité des infrastructures sous-jacentes et de l’interconnexion des canaux de navigation. En contrepartie, les barges offrent l’avantage de s’adapter aux différents types de produits transportés et permettent plus de souplesse pour la navigation sur différents cours d’eau. Elles offrent des capacités allant de 350 à 11 000 tonnes de port en lourd et des technologies éprouvées.

Sur de courtes distances, ce type de transport est en croissance et présente des nouvelles possibilités d’utilisation.  Des projets pilotes ont démontré son efficacité, notamment, pour décongestionner les zones d’accès aux sites portuaires de commerce international.

Ainsi, malgré le fort volume d’activités et les retombées économiques qui découlent de activités portuaires, l’accès aux installations reste contraint par la circulation des camions et des trains.  Les allées et les venues des véhicules terrestres posent problème par la pollution du bruit, de l’air et du sol, par la perte de temps liée à la congestion routière. De plus, la congestion des activités portuaires a pour effet de diminuer l’efficacité de la chaîne d’approvisionnement en augmentant les délais de distribution de la marchandise vers les marchés de destination.

Pour résoudre ces problèmes, et faisant contrepoids aux alternatives coûteuses … Lire la suite

MAI 2016, LES PPP À LA RESCOUSSE DU FINANCEMENT DES INFRASTRUCTURES PORTUAIRES

Depuis plusieurs années les partenariats publics-privés (PPP) ont été utilisés comme alternative au financement public de grands projets d’infrastructures. Ils ont été appliqués à plusieurs domaines, dont ceux de la santé, des transports, des technologies de l’information et de l’environnement, etc. Les PPP sont encore très populaires à travers le monde, notamment dans les pays en voie de développement, en Europe et aux États-Unis.

Il semble que les PPP du secteur maritime soient moins bien documentés que ceux des autres secteurs. Pourtant, plusieurs grands projets d’infrastructures portuaires ont été financés selon ce mode de réalisation. Leur popularité s’explique de plusieurs façons. Elle est en bonne partie aux mouvements de privatisation et de libéralisation à travers le monde. Ces mouvements ont débuté dans les années 1970, jusqu’aux années 1990 et au début des années 2000. Parallèlement à cette libéralisation, l’ouverture des administrations portuaires a présenté des opportunités pour les entreprises privées.

Mais, elle s’explique aussi par le niveau concurrence entre les sites portuaires et les grands transporteurs internationaux qui ont besoin de plus grandes capacités de transports (gigantisme) et de traitement de leur marchandise. Afin de satisfaire ces exigences, les administrations portuaires doivent accroître les capacités, de sorte que les projets d’infrastructures dans le secteur maritime sont de plus en plus intensifs en capital.

Or, cette adaptation à de nouvelles normes est devenue une source critique de compétitivité qui peut aussi se traduire par des gains économiques, des revenus et une valeur ajoutée. À l’augmentation des investissements nécessaires dans le but de rester compétitifs, il y a donc un besoin financement sous-jacent, alors même que les gouvernements ne sont pas tous disposés à offrir un tel financement.

Jusqu’à présent, le secteur privé a démontré pouvoir assumer ces nouveaux mandats et générer le financement requis de façon impressionnante. Il a démontré qu’il … Lire la suite