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L’AMÉRIQUE MET-ELLE LES ÉNERGIES RENOUVELABLES À LA POUBELLE ?

Éoliennes

Des efforts importants pour réduire les gaz à effet de serre

Depuis plusieurs années, des efforts importants ont été effectués pour la promotion des énergies renouvelables. Non sans difficulté, car dans les faits, le travail s’est avéré ardu et de longue haleine : il aura fallu donner suite aux engagements pris lors du Protocole de Kyoto ainsi qu’aux résultats des « Conférences des Partis » (COP) de la convention-cadre des Nation-Unis sur les changements climatiques. Près de 20 ans ont été nécessaires dans le but de développer une action concertée sur cette question entre les principaux pays du monde.[1]

L’accord de Paris, celui de 2015 (COP21), est historique puisque qu’il engage quelque 195 pays à diminuer les émissions des gaz à effet de serre et à stabiliser le réchauffement climatique dû aux activités humaines en dessous » de 2°C d’ici à 2100. Le principal moyen utilisé est l’élimination graduelle des énergies fossiles, principale source de pollution atmosphérique. On estime que les émissions mondiales de gaz à effet de serre (GES) ont atteint près de 49 milliards de tonnes équivalent CO2 en 2010 (dernières données du GIEC), ayant augmenté de 80% entre 1970 et 2010.

La conférence de 2016 à Marrakech est venue conforter les engagements de 2015 en avançant de deux ans l’adoption des modalités. Celle de 2018, qui se tiendra en Pologne, devait être l’occasion pour plusieurs pays, comme le Canada, l’Allemagne, le Mexique et possiblement les États-Unis, de présenter leur plan stratégique.[2] [3]

La volte-face de Trump compromet 20 ans d’effort

Mais l’élection de Donald Trump vient changer la donne et compromet ainsi 20 ans d’effort. Toute entente globale ne peut tenir la route sans la participation de tous les grands blocs économiques que sont les États-Unis, la Chine ou l’Europe. Or, le repli … Lire la suite

JANVIER 2017 UNE REVUE DE CONJONCTURE DE L’ÉCONOMIE MARITIME

conjoncture 2017

INTRODUCTION

En janvier 2016, nous avions identifié trois tendances pour 2016, soit une volatilité accrue de la demande, 2- la reprise mondiale soutenue mais inégale, 3- la restructuration de l’offre maritime. Le texte présente une analyse de ces tendances pour 2017.

1-LA VOLATILITÉ   DE LA DEMANDE

1.1 Des nouveaux facteurs externes

On constatait pour 2016 une forte variabilité du risque, situation qui contribue à rendre moins prévisible la demande en transport. En 2016, plusieurs facteurs avaient déclenché cette instabilité, notamment les fluctuations de change, le ralentissement de la croissance chinoise, l’affaiblissement des prix du pétrole et les difficultés de reprise de l’économie européenne.

Peu de changements à l’horizon pour 2017, si ce n’est que les reprises américaine et européenne semblent bien enclenchées. Malgré un léger ralentissement du PIB américain au dernier trimestre de 2016, on peut anticiper que le dollar américain se maintiendra dans une position dominante en 2017.  L’impact d’un dollar américain sera de pousser à la hausse les importations américaines.En contrepartie, d’autres évènements externes à l’industrie se sont ajoutés et tiennent plutôt du politique, notamment l’intention de Donald Trump de revoir plusieurs ententes de libre-échanges (ALENA et le partenariat transpacifique), le vote sur le Brexit commandant la sortie de la Grande Bretagne de l’Union Européenne. L’escalade du protectionnisme pourrait avoir pour effet de miner la reprise économique et aller dans le sens contraire de la reprise américaine.

Dans le secteur du transport maritime, deux évènements marquants ont soulevé des vagues dans l’industrie, soit la faillite d’Hanjin Shipping et l’ouverture du nouveau canal de Panama.

Dans le premier cas, certains estiment qu’il s’agit d’un signe précurseur d’une crise majeure (Gerry Wang, CEO de Seaspan) pour l’industrie[1]. En fait, le cas d’Hanjin n’est pas isolé et d’autres entreprises maritimes sont aussi en difficulté. Les récessions sont … Lire la suite

JUILLET 2016-DES CONDITIONS DE SUCCÈS DU NOUVEAU CANAL DE PANAMA

Introduction

Le 26 juin dernier, le gouvernement du Panama annonçait en grande pompe l’achèvement des travaux d’agrandissement du canal de Panama. L’évènement était historique pour ce petit pays d’Amérique centrale. La foule nombreuse assistait à la traverse du premier navire porte-conteneurs, le Cosco Shipping Panama qui venait d’Asie, avec ses 300 mètres de long, 48,25 mètres de large et pouvant transporter 9 500 conteneurs (EVP) : deux fois la capacité maximale des anciennes écluses.

62 délégations internationales se sont déplacées pour écouter le discours du Président de la République, Juan Carlos Varela Rodriguez. L’évènement était à la hauteur du projet : le canal de Panama joue un rôle stratégique pour le transport maritime international. Pour la population de Panama, les attentes sont importantes, puisque ce projet permettra de relancer l’économie de ce pays et de redonner les parts de marchés perdues au fil du temps au profit du canal de Suez.

Mais, bien que la campagne promotionnelle du gouvernement Panaméen soit pleinement justifiée, les études réalisées sur l’impact du projet laissent beaucoup d’éléments d’imprécisions et d’incertitudes. Ceci s’explique par la complexité de la situation mondiale et de l’état du commerce internationale qui ont beaucoup évolués depuis quelques années.

Une firme réputée comme le « Boston Consulting Group » et le spécialiste C.H. Robinson prévoient un déplacement des parts de marché du trafic de conteneurs de la côte ouest vers la côte est des États-Unis de l’ordre de 10 % d’ici l’an 2020. D’autres recherches estiment aussi que l’impact de l’agrandissement du canal sera considérable sur les flux des échanges commerciaux de vrac, particulièrement entre l’Asie et l’Amérique.
Toutefois, plusieurs conditions de marché sont nécessaires pour la réalisation de ces prévisions. Ce texte fait l’analyse de ces conditions. Cette analyse donne des résultats plus mitigés.

Le rôle de Panama

Le canal

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