Catégorie : Le contexte économique

LA CHAÎNE DE BLOCS MÈNERA-T-ELLE VERS LA RÉVOLUTION MARITIME ?

blockchain

Introduction

Le nom peut sembler bizarre, mais il fait actuellement l’objet de plusieurs discussions dans le secteur de la logistique. La chaîne de blocs serait en passe de révolutionner la gestion des opérations dans plusieurs domaines, notamment celui des transports et de la logistique. Étant donné sa popularité grandissante, plusieurs parlent d’une nouvelle révolution de l’internet.

Napster, et plus tard LimeWire, pionniers des services de partage de fichiers musicaux avaient déjà fait valoir la technologie. Autre exemple, le fameux bitcoin, office de monnaie numérique, s’appuie aussi sur le mode de distribution en pair à pair : les échanges des valeurs sont effectués entre des individus comme c’est le cas pour la monnaie non virtuelle. Selon certains, les avantages d’une chaîne de blocs seraient multiples. Plusieurs grands projets en transport sont en phase expérimentale. Les résultats de ces tests donneront des informations plus précises à ce sujet.

1-Les principales caractéristiques de la chaîne de bloc

La technologie s’appuie sur un système de distribution en pair à pair, ce qui en soit n’est nouveau.  Alors qu’une large part des systèmes informatiques sont construits selon une architecture centralisée de type ‘client-serveur’, le pair à pair distribue directement toutes les données vers tous les membres ou les utilisateurs d’un réseau, éliminant de facto les intermédiaires ou les serveurs. Les différents composants du réseau interagissent, mais sans structure hiérarchique, rendant la gestion de ce réseau autonome. Dans ce système, c’est la duplication des données vers tous les membres du réseau qui fait en sorte que l’information n’a pas besoin d’être centralisée pour être par la suite redistribuée.

Les blocs

La chaîne de blocs n’est en fait qu’une application spécialisée d’un système d’échange en pair à pair auquel sont intégrés des directives ou services à valeur ajoutée : notamment, des services transactionnels ou des « contrats … Lire la suite

L’AMÉRIQUE MET-ELLE LES ÉNERGIES RENOUVELABLES À LA POUBELLE ?

Éoliennes

Des efforts importants pour réduire les gaz à effet de serre

Depuis plusieurs années, des efforts importants ont été effectués pour la promotion des énergies renouvelables. Non sans difficulté, car dans les faits, le travail s’est avéré ardu et de longue haleine : il aura fallu donner suite aux engagements pris lors du Protocole de Kyoto ainsi qu’aux résultats des « Conférences des Partis » (COP) de la convention-cadre des Nation-Unis sur les changements climatiques. Près de 20 ans ont été nécessaires dans le but de développer une action concertée sur cette question entre les principaux pays du monde.[1]

L’accord de Paris, celui de 2015 (COP21), est historique puisque qu’il engage quelque 195 pays à diminuer les émissions des gaz à effet de serre et à stabiliser le réchauffement climatique dû aux activités humaines en dessous » de 2°C d’ici à 2100. Le principal moyen utilisé est l’élimination graduelle des énergies fossiles, principale source de pollution atmosphérique. On estime que les émissions mondiales de gaz à effet de serre (GES) ont atteint près de 49 milliards de tonnes équivalent CO2 en 2010 (dernières données du GIEC), ayant augmenté de 80% entre 1970 et 2010.

La conférence de 2016 à Marrakech est venue conforter les engagements de 2015 en avançant de deux ans l’adoption des modalités. Celle de 2018, qui se tiendra en Pologne, devait être l’occasion pour plusieurs pays, comme le Canada, l’Allemagne, le Mexique et possiblement les États-Unis, de présenter leur plan stratégique.[2] [3]

La volte-face de Trump compromet 20 ans d’effort

Mais l’élection de Donald Trump vient changer la donne et compromet ainsi 20 ans d’effort. Toute entente globale ne peut tenir la route sans la participation de tous les grands blocs économiques que sont les États-Unis, la Chine ou l’Europe. Or, le repli … Lire la suite

Quel est l’impact réel de l’Accord Économique et Commercial Global AECG sur l’industrie maritime ?  

Introduction

Le gouvernement du Canada soutient que l’Accord économique et commercial global (AECG) entre le Canada et l’Union européenne donnera aux entreprises canadiennes un accès préférentiel à 500 millions de consommateurs européens et un marché qui affiche un PIB de 18 billions $ (18 milliards $CAN).[1] Selon lui, le commerce bilatéral augmenterait de 20 p. 100 et accroîtrait le PIB du Canada de 12 milliards $ par année.  Ceci reviendrait à créer près de 80 000 nouveaux emplois ou à augmenter le revenu annuel du ménage canadien moyen de 1 000 dollars. [2]

Qu’en est-il de ces prévisions ? Quelles seront les opportunités d’affaires pour les entreprises de transport et du maritime ?

Ce texte met en relation ces dernières données avec les chiffres réels du commerce international du canada avec le reste du monde et l’Union européenne.  Il tente aussi d’estimer l’impact de cet accord sur l’industrie du transport et l’industrie maritime canadienne.

1-Rappel des principales dispositions de l’entente

L’AECG est considéré un accord moderne et innovateur parce qu’il couvre un champ élargi d’activités. Il est en ce sens plus permissif que les autres accords de libre-échange comme par exemple l’Accord général sur le commerce et les services (AGCS) de l’OMC ou l’ALENA.

Les principales dispositions de cet accord sont les suivantes.[3]  Toutes concernent directement ou indirectement le secteur maritime.

1.1 Des règles de non-discrimination pour les secteurs des biens, des services et des marchés publics

Les règles du « traitement national » et celle « la nation la plus favorisée » sont maintenues à la fois pour le secteur des biens et le secteur des services.  La première règle exige que soit accordé un traitement égal entre entreprises étrangères et les entreprises locales. La deuxième règle prévoit que les parties signataires doivent s’engager à accorder entre … Lire la suite